Mon petit ami Moleskine dormait au fond d’un tiroir, et grâce à l’opiniâtreté de ma moitié, me voilà ici à digitaliser en partie son contenu…
02/11/2007 (wow, 4 ans!)
Maternité
- nom commun pour un lieu hors du commun ou événement extraordinaire.
J’accompagne d’un ami la compagne dans des boutiques “pré-natales”.
Il y a le plaisir du moment sans la pression. Avec ma moitié, ce serait différent, c’était différent !
Chauffeur pour future maman, c’est mon occupation du moment.
J’ai parié que j’aurais droit à un “félicitations!” avant la fin de la journée. (Perdu, on est à Paris, pas en province).
Du coup, je vois les choses différemment : ça me prépare pour une prochaine fois.
Question : est-ce que la situation change l’approche de la femme dans sa recherche de beauté extérieure (reflet de l’intérieur)?
Tentative de réponse…Dans ce même centre commercial de la proche banlieue sud-ouest parisienne, il y a peut-être un an lors des soldes, nous étions ma moitié, mon ami et la sienne présents.
Mon ami a une théorie très personnelle et intéressante sur le comportement Homme/Femme pendant la razzia des soldes et plus généralement sur les achats vestimentaires.
(Je confirme que le comportement féminin est intact par rapport aux vêtements même sous forte influence hormonale de croissance sous-nombrilienne : la parturiente que j’accompagne va revenir avant le cinéma de ce soir pour échanger un des deux jeans et c’est sa copine qui décidera lequel…)
Il y a en effet une interaction/connivence difficile à percer entre femmes pour le choix d’un vêtement.
Un œil mâle et scientifique dirait au premier abord que cela ne relève en rien de rationnel…
“Hunting versus gathering” (en anglais dans le texte, mon ami étant d’obédience transatlantique). A savoir : La chasse opposée à la cueillette, notion sociologique finalement assez répandue depuis 40000 ans.
L’Homme a un objectif à atteindre pour lequel il va rationaliser son énergie : il va droit au but (tient, tient, comme dans la conquête amoureuse?)
La Femme cherche sans chercher (du moins vu de l’extérieur) mais poursuit un but que seule elle connaît (ou fait elle semblant?). Bref, les mains palpent les tissus, les yeux sont déjà sur l’article d’à côté, comme une abeille butinant et virevoltant de fleur en fleur.
Il y a souvent plusieurs visites aux même rayons, avec éventuellement des articles d’en face prêtés “pour voir” (les vendeuses sont des femmes après tout, donc complices !)
Les allées et venues permettent d’affiner les choix, voire rien du tout : “il y a trop de choses, mais plus rien à ma taille et de toutes façons, rien ne me plaît”.
Quand un homme bien constitué entend cela au bout de 2 heures passées dans des boutiques surchauffées (ambiances musicales comprises), il y a de quoi s’interroger sur sa capacité à “prendre sur lui”… Surtout si l’on se projette par la suite dans la période pré-natale. Les soldes, à côté, finalement, c’est l’apéritif !
(à suivre…)